Genèse

Le projet Passages – 2015

Pour comprendre ce qu’est Avec Toi, revenons à la genèse du projet. En 2015, avec le projet Passages, conçu avec l’aide de l’équipe de soins palliatifs de l’hôpital de Montluçon.

Même si les objets d’Avec Toi se positionnent après le décès dans un soucis de mémoire et de ritualisation, le projet Passages a déclenché toute cette réflexion, d’où le désir de vous le partagez.


Au sein d’un service de soins palliatifs les équipes prennent en charge les personnes en fin de vie. Ici, une qualité de vie est préférée à une quantité de vie, avec des soins prescrits dits de conforts. Malheureusement, parfois, les patients se retrouvent dans des chambres d’hôpital standards où des formes d’inconforts persistent.

Espace à investir par le patient – Passages, 2015
Comment accompagner la personne en fin de vie à l’hôpital ?

Ce projet propose des petites attentions accompagnant le patient à l’hôpital. Les objets créés ne sont en aucun cas là pour nier la condition de la personne, mais plutôt pour proposer une transition entre le domicile et l’hôpital ; puis inversement, après le décès. Tous trois pensés dans la légèreté, avec un soucis de dégager l’espace au sol, ces objets sont là pour répondre à des conforts sensoriels et d’intimité. Ainsi, le patient investit sa chambre par ses effets personnels, se voit dessiner un espace de chevet autour du lit, où il passe le plus clair de son temps, et peut choisir de nouvelles odeurs et saveurs en ce milieu hospitalier. L’endroit où il se trouve n’est ni une chambre d’hôpital, ni son domicile, mais un espace de transition qu’il investit, comme une thérapie pour accepter sa maladie. Enfin, ces objets suivent la famille après le décès comme un héritage, un souvenir, un symbole de mémoire.

Odeurs et saveurs pour les repas – Passages, 2015
Espace intime de chevet – Passages, 2015
Apport d’effets personnels – Passages, 2015
Espace réinvesti – Passages, 2015

Objets rendus aux proches – Passages, 2015

Quand on sait que la mort est là, la vie prend toute son importance. A. Farouhd